En pratique, écrit pour la Loire-Atlantique et mis à jour au 10 septembre 2026. Une des 9 communes de la Loire-Atlantique n'a aucun immeuble protégé : la déclaration préalable y suit le régime commun, sans avis de l'ABF.
Le calcul, hypothèses affichées
Pour situer l'ordre de grandeur, la rentabilité se calcule sur trois entrées : la production locale, le taux d'autoconsommation atteignable et le prix du kilowattheure évité. Dans la Loire-Atlantique, la production va de 1209 kWh/kWc/an à La Chapelle-sur-Erdre jusqu'à 1284 à Saint-Nazaire.
- Prix du kilowattheure réseau retenu : 0,2001 € (tarif bleu, option base)
- Surplus revendu : 0,011 €/kWh
- Taux d'autoconsommation : 30 à 40 % sans batterie
- Pertes système : 14 %
Toute estimation qui ne dit pas ces quatre hypothèses est invérifiable, quelle que soit la précision du chiffre affiché. L'écart entre La Chapelle-sur-Erdre et Saint-Nazaire atteint 75 kWh par kilowatt-crête et par an dans la Loire-Atlantique.
Pourquoi le temps de retour s'est allongé
Concrètement, la suppression de la prime retire une aide directe à l'investissement, et la chute du tarif de rachat retire une recette. Mécaniquement, le temps de retour s'allonge par rapport aux installations posées avant juin 2026.
Ce que la réforme n'a pas changé, c'est la valeur du kilowattheure que vous ne payez pas : 0,2001 euro, appelé à monter avec le prix de l'électricité. C'est là que se trouve désormais la rentabilité. Dans la Loire-Atlantique, l'été produit environ 2,6 fois plus que l'hiver.
Les fourchettes réalistes
Point de comparaison : une réduction de facture de 30 à 50 % est l'ordre de grandeur observé. Le haut de la fourchette suppose une batterie et un pilotage ; le bas correspond à une installation nue sur un foyer souvent absent.
Méfiez-vous des promesses d'autonomie totale ou d'électricité gratuite : elles ne correspondent à aucune configuration résidentielle réelle sous nos latitudes. 2 des 9 communes couvertes dans la Loire-Atlantique présentent une contrainte patrimoniale réelle.



